Ma fille a eu deux ans fin Juillet. Deux ans !!!! Terrible Two ça vous rappelle quelque chose ??? On ne va pas faire une généralité mais la majorité de nos têtes blondes y passent. Apparemment ça serait une étape incontournable du développement de l’enfant. C’est à cet âge (même des fois à partir de 18 mois) qu’ils connaissent de grands changements, prennent conscience de leur individualité, réalisent qu’ils peuvent prendre des décisions par eux-même au lieu d’être continuellement dans le prolongement de leur mère ou leur père. Résultat ils veulent s’affirmer, décider et le NON revient régulièrement.

terrible two astuces pour éviter les pleurs et les crises

Crédit photo : Flickr

Chez nous ça n’a pas loupé non plus. Elle qui était si adorable est devenu un monstre par période. C’est simple elle dit non à presque tout (depuis cet été c’est Naaannnn et plus non 😉 ), trie son assiette alors que depuis la diversification alimentaire n’avait jamais rien refusé, veut se doucher toute seule, s’habiller également seule, fait des crises pendant qu’on lui change sa couche, l’habille ou la met dans son siège auto, se roule par terre en vérifiant qu’on la regarde bien pour pleurer (bien sûr elle s’arrête dès qu’on tourne la tête héhé) et j’en passe…. Alors ça vous parle ???

J’ai pensé que ça pouvait être sympa de lister tout ce qui marche bien chez nous, non pas pour dire il faut faire comme ça ou non, simplement pour vous donner des idées. Il ne faut pas oublier que tous les enfants sont différents, ce qui marche chez un ne fonctionnera peut être pas chez les autres. N’hésitez pas non plus à commenter et partager votre expérience parce que des fois ya rien de tout ça qui marche non plus lol. Donc de nouvelles astuces sont les bienvenues aussi.

  • Communiquer et expliquer

Depuis que ma fille est née je communique énormément avec elle, lui explique ce qu’il se passe et l’écoute. Je ne pensais pas pouvoir être aussi à l’écoute et patiente, moi qui avait horreur des cris et appréciant le calme.

Pareil au niveau des bêtises je lui énumère ce qu’elle a fait et pourquoi ce n’est pas bien. Je ne lui dit jamais qu’elle n’est pas gentille ou méchante mais appuie le fait que c’est son action qui ne se fait pas.

J’essaye également souvent de lui demander de m’expliquer pourquoi elle pleure ou elle s’énerve. Je trouve que ça doit être super frustrant pour eux de ne pas savoir complètement s’exprimer quand ils n’ont pas encore acquis assez de mots de vocabulaire.

  • Lui donner l’impression de choisir lui-même (tu préfères celui-ci ou celui-là ?)

Je dis bien lui donner l’impression 😉

Quand je vois qu’elle commence à rechigner dès le matin, je sais que pour lui changer sa couche ou l’habiller ça va pas être gagné. Je vais alors prendre par exemple deux tenues équivalentes en fonction du temps et la faire choisir entre celles-ci. Mon adjudant chef sera content et sera plus propice à mettre les vêtements qu’elle a choisi ELLE.

De même parfois pour le repas quand je ne sais pas trop quoi choisir comme accompagnement de mes légumes je lu demande ce qu’elle préfère : du riz, des pâtes, de la semoule, du quinoa…

Elle est toute contente quand je l’implique et qu’elle sent qu’elle a son mot à dire.

La liste est longue (il y a beaucoup d’autres cas dans lesquels je le fais) mais quelle satisfaction quand votre débiteur de non coopérera sans hésitation et même avec plaisir 😉

  • Faire participer son enfant

La mienne a tendance à s’impatienter très vite au moment de sortie du bain ou en attendant les repas. Pour l’occuper sur sa table à langer je lui mets une noisette de crème hydratante dans chaque main pour qu’elle s’en tartine elle même, lui demande de me donner une couche, ses habits, se brosser les cheveux… Sinon quand je vois qu’elle commence vraiment à s’énerver en attendant son repas je l’assois dans sa chaise haute je lui donne 2-3 légumes ainsi que son couteau (qui ne coupe pas bien sûr), elle adore être mon commis de cuisine.

Pour pleins de tâches du quotidien elle prend vraiment plaisir à m’aider : mettre la table, me donner ma serviette quand je sors de la douche, ranger ses jouets, nettoyer toute seule avec un sopalin lorsqu’elle renverse son verre d’eau…

Je pense que les enfants sont contents d’être mis au même niveau et sont fiers de faire des choses de grands.

  • Instaurer des règles et des routines

Les enfants ont besoin d’un cadre et savoir à l’avance ce qu’il va se passer. Ça les rassure. Les week-end je répète souvent à ma fille le programme de la journée. Idem pour le soir en semaine en rentrant de la crèche. Du coup elle sait et elle n’essaye même plus de négocier. On arrive rarement avant 18h à la maison donc souvent c’est bain, repas, biberon, livre et brossage de dents. Plus de confrontation pour le pyjama par exemple car dans sa tête c’est clair, on ne va pas à table sans être en tenue de nuit.

Quand il y a un imprévu ou qu’on a des choses de prévu, je la préviens bien à l’avance et lui énumère le programme dans l’ordre.

  • Ne pas changer constamment d’avis, rester sur sa position

Quand ils auront compris que vous ne revenez jamais (sauf exception) sur ce que vous dite, ils n’essayeront plus de polémiquer.

Encore la semaine dernière elle a essayé de négocier pour un deuxième livre au coucher. J’ai juste eu à lui dire qu’elle avait choisi celui-ci, qu’elle savait bien que le soir c’était un livre et pas deux et que maintenant c’était l’heure de se brosser les dents. Et elle s’est dirigée vers la salle de bain sans rien redire.

  • Etre strict dès tout petit sur la politesse (bonjour, merci, pardon…)

Ça rentre dans la case règles, routine… Je ne suis par une tortionnaire hein (je vous vois venir lol) mais c’est vrai que j’ai pas mal de principes et je suis très à cheval sur certaines choses simples. Après il y a la façon de le dire. On peut être ferme sans être autoritaire, en restant calme…

J’ai commencé quand elle était toute petite (je crois qu’elle ne savait même pas parler), du coup le « merci » et « s’il te plaît » ont été dans les dix premiers mots de son vocabulaire.

Aujourd’hui on a presque plus besoin de lui demander, pour le bonjour et au revoir c’est même un plaisir pour elle. Elle le dit à tout va (même aux inconnus qu’on croise dans la rue) avec un grand sourire. Elle me fait trop marrer quand on traverse les passages piétons je la surprend souvent à remercier les automobilistes d’un signe de la main avec le sourire comme nous.

  • Se mettre à sa hauteur pour lui parler

Je ne sais pas si c’est vraiment une astuce, mais j’ai toujours pris pour habitude de me baisser quand je voulais lui parler sérieusement. J’ai remarqué qu’elle était beaucoup plus concentrée. Et puis j’essaye de me mettre à sa place, on doit paraître pour des géants vu de sa petite taille.

  • Chuchoter

L’enfant va petit à petit pleurer ou crier moins fort pour entendre ce qu’on dit et se calmer.

  • Ne pas crier ou taper

Les enfants sont des éponges et imitent l’exemple qu’ils ont en face d’eux.

Bien sûr fatiguée ou excédée j’ai déjà crié quelques fois sur ma fille. Et je m’en suis voulu de lui avoir donné cette image de moi et en plus ça n’a servi strictement à rien à part qu’elle crie ou pleure encore plus fort que moi.

  • Essayer de détourner son attention par un jeu

Les papas sont très forts pour ça. Et ça peut permettre de faire passer pas mal de choses sans crises. Après je suis un peu mitigée quand même, car je pense que oui ok c’est sympa et ça marche mais s’il n’y a aucune explication derrière, l’enfant ne peut pas tout comprendre. Et c’est bien beau de jouer mais des fois faut assumer un minimum la confrontation avec son enfant et expliquer le pourquoi du comment. Détourner l’attention constamment pour moi n’est pas la solution idéale mais de temps en temps ça peut permettre de sortir d’une crise.

  • Venir le chercher et le prendre par la main

Et ne pas le laisser gérer tout seul dans son coin son mal être. Lui faire sentir qu’on est avec lui et qu’on le comprend.

  • La prendre dans les bras

Et lui faire sentir qu’elle n’est pas seule

  • La réflexologie plantaire

Bon ça je le note quand même parce que au début ça a été super efficace mais pendant une très courte durée. Mais ça m’a quand même sauvé plusieurs fois alors….

Elle m’a fait le coup 2 ou 3 fois d’être super énervée au moment de la sieste et de ne rien vouloir entendre c’était niet elle ne voulait pas dormir. Et pire a part hurler elle ne faisait rien d’autre. En désespoir de cause je l’ai prise avec moi dans mon lit et me suis mis à lui masser les pieds fermement façon réflexologie plantaire (je n’y connait absolument rien) et là comme par magie elle ronflait en 5 minutes top chrono. J’étais moi-même ébahie.

Le cap des 2 ans est dur à passer, rempli de confrontations. Mais heureusement ça ne dure qu’un temps. Il faut s’armer de patience, de calme et surtout de ruse.

Pour conclure je vous conseille un ouvrage que j’ai testé cette année très intéressant sur la question : Les Psy-Trucs de Suzanne Vallières.

Bon courage pour ceux qui sont en plein dedans (on se comprend hein 😉 ). On y viendra (presque) tous à bout, enfin j’espère.

Alors et vous ? Qu’est ce qui a marché ??? Dites moi toouuuuttt !!

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