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Dans ma famille on a jamais été trop malade mis à part un p’tit rhume au début de l’hiver donc de ce côté là je n’y connais absolument RIEN. J’ai une approche assez spéciale avec tout ce qui touche à la médecine et je ne sais jamais trop comment réagir ni quoi dire aux gens malades.

Et heureusement pour moi (et pour elle surtout), ma fille (bientôt 22 mois) est plutôt en très bonne santé. En parlant de ça j’ai même plutôt l’impression qu’elle m’a piqué tout mon système immunitaire en béton depuis l’accouchement parce que depuis j’ai été beaucoup plus malade qu’à la normale. Et donc MiniCoeur a eu en tout et pour tout une mini gastro, 2-3 fois les yeux qui coulaient, des rhumes l’hiver et la semaine dernière une otite. Rien qui n’a nécessité un traitement médicamenteux particulier (je précise que durant l’écriture de cet article je touche continuellement du bois).

Première expérience ratée aux urgences, MiniCoeur avait seulement quelques jours et sans vous mentir la journée elle ne dormait pratiquement pas et faisait QUE pleurer. Tellement qu’au bout d’un moment j’ai vraiment cru qu’il y avait un problème et qu’elle souffrait. Jusqu’au jour où j’ai aperçu des tâches blanches dans sa bouche. Ni une, ni deux je regarde sur Internet (ce qu’il ne faut JAMAIS faire). Et là d’après les « symptômes » de ma fille il semblerait que se soit le muguet, un champignon d’autant plus gênant quand on allaite car transmissible. Le muguet apparaît souvent suite à la prise d’antibiotiques, ce qui a été mon cas lors de l’accouchement car ma poche des eaux était fissurée depuis plusieurs heures donc risque d’infection. De moi même je ne serais pas allée aux urgences pédiatriques, comme je venais à peine de sortir de la maternité j’ai rappelé là-bas pour un conseil. Et c’est la sage-femme qui m’a encore plus inquiétée, m’a dit que comme j’avais eu des antibiotiques et si tâches blanches il fallait que j’aille tout de suite aux urgences pédiatriques.

Et là aux urgences la catastrophe. Le médecin désagréable à souhait (pourtant elle devait avoir 30 ans à tout casser, pour moi elle a complètement loupé sa vocation), pas un mot pour rassurer ma petite d’une semaine à peine qui hurlait à la mort. Au lieu de ça elle continuait et lui appuyait durement sur son ventre, lui a enfoncé un bâton dans la bouche sans empathie. J’avais envie de pleurer et de partir au plus vite. Surtout qu’au final fausse alerte ce n’était pas le muguet, elle devait juste pleurer pour des coliques (ça je le savais déjà merci). La pédiatre a passé son temps, les seules fois où elle ouvrait la bouche, à me demander pourquoi j’étais venue aux urgences pédiatriques pour ça. Bien sûr je me suis empressée de lui dire que je n’étais pas venue pour m’amuser et que si j’étais venue là c’est parce que j’avais appelé avant la maternité avant qui m’a conseillé de l’emmener directement aux urgences.

Et la deuxième expérience ratée date de la semaine dernière. Mardi soir MiniCoeur s’est réveillée vers 22h alors que d’habitude elle fait ses nuits complètes. Elle n’était pas bien du tout, était inconsolable et se tenait l’oreille. Les rares fois où elle s’est réveillée en pleine nuit  pour des douleurs ou cauchemar, je faisais une exception et la prenais avec moi dans mon lit. Elle se rendormait quelques minutes plus tard. Mais là rien à faire elle se tordait et se roulait dans tous les sens. Elle avait vraiment mal et avait de la fièvre. Du coup je lui donne une dose de doliprane, mais au bout d’une demi heure elle souffrait toujours autant. Dans ma tête il lui fallait un médicament pour enlever l’otite, le doliprane c’était juste pour faire baisser la fièvre et enlever un peu la douleur. Et temps qu’elle n’allait pas avoir ce fichu medoc elle allait avoir mal. Je prends la décision de partir aux urgences de la clinique d’Annecy qui n’est pas très loin de chez moi. Cette clinique prend en charge les urgences depuis peu de temps et il n’y a pas beaucoup de monde qui est au courant (je ne sais pas si je devrais le dire ça), du coup l’attente n’est pas trop longue. Donc on arrive vers 22h45, une dame vient tout de suite nous voir pour savoir ce qui nous amène. Je lui explique et elle me dit qu’il n’y a pas de pédiatre ce soir (entre nous pédiatre ou médecin je pense que les 2 sont à même de regarder 2 minutes dans une oreille pour voir si otite ou non, elle a pas voulu s’embêter c’est tout) et me conseille d’aller aux urgences pédiatriques de l’hôpital qui se trouve à environ 10 minutes en voiture. Je lui demande si elle est sûre. Si pour une otite on va aux urgences. Elle me répond que oui sans soucis, qu’ils ont l’habitude.

Bon ok on reprend la voiture et on arrive à l’hôpital vers 23h30. Pas de place sur le parking des urgences pédiatriques, ça commence bien. Donc je me gare au parking payant qui est à l’autre bout. On a du traverser tout l’hôpital de nuit qui était en stand-by pour rejoindre le service des urgences. Je vous avoue que j’ai un peu flippé car c’était très peu éclairé et je n’ai croisé strictement personne. J’avais peur qu’un patient sorte de sa chambre. Ouf il n’y avait personne aux urgences, MiniCoeur a pu être examinée tout de suite. Le médecin super sympa cette fois (j’aurais hurlé je crois si j’étais tombée sur la même grognasse que la 1ère fois), il essaye de faire marrer ma fille pour détendre l’atmosphère et est très doux avec elle. Lui au moins je sais pourquoi il fait ce métier. Et il confirme que ma puce a bien une belle otite et nous prescrit des antibiotiques. On s’en va il est presque 1h, j’appel le numéro pour obtenir le nom de la pharmacie de garde qui n’a jamais marché donc on rentre bredouille sans médicaments à la maison. MiniCoeur archi fatiguée s’endort tout de suite tellement elle est épuisée et on finit toutes les deux notre nuit agitée.

Et au matin je retrouve ma fille comme d’habitude. Plus de fièvre, je lui demande si elle a encore mal à l’oreille et elle me répond non. Je la dépose quand même à la crèche en les prévenant et ils me disent que ya pas de soucis qu’ils géreront avec du doliprane si besoin. Le soir quand je retourne la chercher le personnel de la crèche me dit qu’elle ne s’était pas plaint et qu’elle n’avait pas eu de fièvre, ils n’ont donc pas donné de doliprane. Mais j’avais acheté les antibiotiques et comme je ne savais pas que les otites pouvaient partir d’elles-même j’ai commencé à lui donner le soir. Le problème est que lorsqu’on les commence on est obligé de finir le traitement jusqu’à la fin. Ce n’est que le lendemain que j’ai appris que les antibiotiques n’étaient pas systématiques en cas d’otites et qu’ils servaient à traiter l’infection lors de l’otite (si fièvre) et non pas à soigner l’otite en elle-même. Mais également que si pas de fièvre, les otites se gèrent seulement au doliprane pour enlever ou réduire la douleur. Je ne referais plus la même erreur dans la même situation et j’attendrais de voir comment elle se sent avant de lui donner quoi que ce soit comme traitement.

Je suis super fière d’elle sur le point que même si elle ne sait pas encore parler en faisant des phrases complètes, elle a vraiment su s’exprimer et me répondre en me montrant où elle avait mal. Mais aussi sur sa patience et son calme à l’hôpital en pleine nuit. En lui expliquant bien les choses, c’est dorénavant plus facile de la calmer et la rassurer même en cas de situation de crise. Je suis aussi super impressionnée par sa santé de fer et son adaptation ainsi que son comportement face à la douleur les fois où elle n’était pas bien. Cet hiver il y a eu pleins d’épidémies de gastro, mononucléoses infectieuses, rhume… Parfois il n’y avait plus que 3 ou 4 enfants qui venaient tellement ils étaient tous malades. Et la mienne est passée à côté de tout avec brio.

Aujourd’hui ma petite a 21 mois et je m’en veut encore horriblement d’avoir eu des mauvais jugements et de lui avoir fait subir ça. Mais sur le coup quand on sent son enfant souffrir plus qu’à la normale on essaye de tout faire pour l’apaiser et essayer de réduire sa douleur. Je regrette encore plus de lui avoir donné des antibiotiques alors qu’elle n’aurait pas eu besoin. Et je sais aussi que j’en ferais surement d’autres des erreurs, il n’y a plus qu’à espérer que la prochaine ça ne soit pas très grave.

Et vous avez vous déjà fini aux urgences pour rien ?

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0 comments on “Mes 2 expériences ratées aux urgences pédiatriques”

  1. Ça me rappelle des souvenirs 😉 Nous aussi, 2 expériences aux urgences qu’on aurait pu éviter. Une pour la gastro, mais bon, il était petit (5 mois) et impossible d’avoir un rendez-vous chez un médecin (on était en déplacement), alors on a fini aux urgences … Et pour le 2ième, il ne bougeait plus un de ses bras, donc urgence. Et la-bas, après 2h d’attente et la visite de l’interne qu’y nous a dit qu’il devait y avoir un problème, il a bougé son bras … pour attraper le stethoscope du médecin … (le doliprane venait de faire effet).
    Après, on n’y va pas pour le plaisir … et le plus important, c’est que tout le monde aille bien à la fin 🙂

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